Conférence sur la lecture augmentée – 7 novembre

Jeudi 7 novembre à 19h30

« Découvrez la lecture augmentée avec l’univers transmédia Incarnatis »
Venez assister à une conférence de Marc Frachet, auteur de la trilogie de romans transmédia « Incarnatis »,

Réalité virtuelle et réalité augmentée sont les nouvelles grandes tendances en matière de numérique.
Après avoir conquis les domaines du cinéma, du jeu vidéo et de la télévision, elles commencent à s’installer dans des secteurs plus inattendus, comme celui de la littérature, où elles permettent d’aller au-delà du texte, créant ainsi une expérience sensorielle unique.
À un moment où les nouvelles technologies entraînent une vaste réflexion sur l’objet livre et le travail éditorial, l’auteur, Marc Frachet, nous propose un modèle innovant au potentiel très prometteur avec son premier roman transmédia InCarnatis. Un nouveau storytelling s’affirme entre édition traditionnelle et monde numérique qui crée beaucoup d’appétence pour la lecture !
Les deux premiers volets de la trilogie de romans transmédia, « InCarnatis, Le Retour d’Ethelior », et « InCarnatis, La Prophétie » prennent la forme d’un roman traditionnel, imprimé, auquel sont intégrés des médias complémentaires : récits audio, illustrations, musiques originales et artefacts, accessibles simplement en scannant des QR codes au fil des pages.
Une application gratuite InCarnatis est également proposée, sous iOS et Android : elle contient les médias embarqués, accessibles ainsi à volonté hors connexion, et permet de visualiser les effets (VR, AR, parallaxe, sound design, 360°, etc.) réalisés sur certaines illustrations ainsi que les artefacts.

Table ronde : Tolkien et les sciences – 5 novembre

Mardi 5 novembre à 19h30 – Table ronde : Tolkien et les sciences

A l’occasion de la parution de « Tolkien et les sciences » aux éditions Belin, venez rencontrer Jean-Sébastien Steyer, Loïc Mangin et Romain Garrouste.
La rencontre sera suivie d’une dédicace.

Quand la science nous émerveille…
Il manquait une clef essentielle pour comprendre le monde de Tolkien : la science.
On connaissait le formidable écrivain, créateur de mondes, inventeur de langues, on découvre le botaniste, le paléontologue, le géologue, le passionné d’archéologie et de chimie. En autodidacte des sciences, Tolkien a beaucoup observé et s’est posé mille et une questions sur la faune, la flore, les courants marins, les volcans. Voilà ce qui rend si crédibles ses univers imaginaires et ses créatures.
38 experts (archéologue, astrophysicien, philosophe, paléontologue, économiste, psychanalyste, volcanologue, botaniste, chimiste, médecin…) ont passé au tamis les nombreux romans, poésies et correspondances de Tolkien pour en dévoiler les racines scientifiques.
Chaque chapitre est ainsi l’objet d’une découverte : le sens caché de l’Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont de grands pieds, l’origine du peuple des Nains, les animaux qui ont inspiré ses dragons, un Ent est-il possible…
Illustré par de superbes dessins inédits d’Arnaud Rafaelian, ce livre destiné aux fans de Tolkien, aux amoureux des sciences, et aux autres éclaire d’une lumière inédite cette œuvre monde.

Villes et Sociétés du futur – 24 octobre

Jeudi 24 octobre – 19h30

A l’occasion du mois de l’imaginaire Le nuage vert vous propose une table ronde sur les villes et les sociétés du futur avec la participation de Jean Baret et d’Alain Musset.
La table ronde sera suivie d’une dédicace.

la trilogie Trademark de Jean Baret aux éditions Le Bélial’
Bonheur™
Demain. Quelque part dans la jungle urbaine…
Il ouvre les yeux. Se lève. Y a du boulot…
« Avez-vous consommé ? » Il contemple l’hologramme aux lettres criardes qui clignotent dans la cuisine sans parvenir à formuler la moindre pensée.
« Souhaites-tu du sexe oral ? »
La question de sa femme l’arrache à sa contemplation. Il réfléchit quelques secondes avant de refuser la proposition : il a déjà beaucoup joui cette semaine et il n’a plus très envie. Sans oublier que le temps presse.
Sa femme lui demande de penser à lui racheter une batterie nucléaire. Une Duracell. Il hoche la tête tout en avalant son bol de céréales Weetabix sur la table Microsoft translucide qui diffuse une publicité vantant les mérites d’une boisson caféinée Gatorade propice à l’efficacité. Il se lève, attrape sa femme, lui suce la langue pendant de longues secondes, puis enfile sa veste Toshiba – son sponsor de vie – et se dirige vers la porte. Dans le ciel encombré, sur les façades des tours, sur le bitume, ou simplement à hauteur d’homme, des milliers d’hologrammes se déplacent lentement au gré de courants invisibles au cœur des monades grouillantes.
Il est flic. Section des « Crimes à la consommation », sous-section « Idées ». Veiller à la bonne marche du monde, telle est sa mission. Autant dire que la journée promet d’être longue…

Vie™
Sylvester Staline, citoyen X23T800S13E616, tourne des cubes colorés. Un boulot qui en vaut bien un autre, au fond, et qui a ses avantages. Son compte en banque affiche un solde créditeur de 4632 unités. Et si son temps de loisirs mensuel est débiteur de huit heures, son temps d’amitié restant à acheter est dans le vert. Sans même parler de son temps d’amour : plus de quarante-trois heures ! Une petite anomalie, c’est sûr ; il va falloir qu’il envisage de dépenser quelques heures de sexe… Mais de là à ce qu’un algorithme du bonheur intervienne ? Merde ! À moins que cela ait à voir avec cette curieuse habitude qu’il a de se suicider tous les soirs ? Il n’y a jamais trop songé, à vrai dire… Sylvester ne le sait pas encore, mais il pourrait bien être le grain de sable, le V de la vendetta dans l’horlogerie sociale du monde et ses dizaines de milliards d’entités. D’ailleurs, les algorithmes Bouddha et Jésus veillent déjà sur lui…

« Station Metropolis direction Coruscant » d’Alain Musset aux éditions Le Bélial’
Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu’à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N’y aurait-il de salut que dans leur destruction ?
Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l’horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…